habiller un mur extérieur
Habiller un mur extérieur : plantes, peinture ou céramique ?
Habiller un mur extérieur moche : plantes, peinture, treillage ou céramique ingélive ? Le comparatif honnête, fresque de jardin dès 800 €. Maquette gratuite.
Les pièces de cet article
Un mur de clôture en parpaing, un pignon gris qui écrase la terrasse, un muret fissuré face à la table où l’on dîne : habiller un mur extérieur est souvent le dernier chantier du jardin, et le plus visible. Quatre familles de solutions existent : les plantes grimpantes, la peinture, le treillage et la céramique émaillée. Chacune a de vrais atouts. Chacune a aussi ses limites, et on préfère vous les dire franchement.
Les grimpantes : superbes, mais pas pressées
Le jasmin étoilé, la glycine ou l’hortensia grimpant restent la solution la plus vivante. Un mur couvert de feuillage respire, bruisse, change avec les saisons, et rien ne remplace ça. Mais il faut le savoir : une grimpante met trois à cinq ans à couvrir un mur de bonne taille, et beaucoup se dégarnissent l’hiver, précisément la saison où l’on voit le mur depuis le salon. Ajoutez la taille annuelle, l’arrosage des premières années, et les crampons du lierre qui s’invitent dans les joints. Il faut aussi de la pleine terre au pied : sur une terrasse minérale, l’affaire se complique. Si vous hésitez entre le végétal et le décor peint, on a déjà mis les deux face à face : mur végétal ou fresque en céramique.
La peinture : l’effet immédiat, la durée en moins
Un week-end, deux couches, et le parpaing disparaît : la peinture façade est la solution la plus rapide et la moins chère. Sa limite, tous ceux qui ont repeint un portail la connaissent : les UV. En plein sud, une couleur soutenue passe en quelques étés, les microfissures s’installent, l’humidité fait cloquer par plaques. Comptez une remise en peinture tous les cinq à huit ans, davantage si le mur prend la pluie de face. Et vérifiez en mairie avant d’ouvrir le pot : les teintes de clôture sont parfois réglementées.
Le treillage : joli support, habillage incomplet
Treillage bois, claustra, panneaux de composite : ils donnent tout de suite du rythme à un mur nu, et c’est déjà beaucoup. Mais le bois grise et réclame sa lasure, le composite se décolore lui aussi aux UV, et un treillage seul reste, disons-le, un squelette qui attend sa plante. C’est un excellent complice des grimpantes, rarement une solution complète.
Habiller un mur extérieur avec une céramique ingélive
Reste la solution que l’on défend à l’atelier, forcément, mais pour des raisons vérifiables : le carreau de céramique émaillé. Une fresque de jardin (dès 800 €) peinte à la main par Laurence dans notre atelier des Yvelines, émaillée à la main et cuite au feu, se pose sur le mur comme un tableau qui n’aurait jamais besoin de vernis. Oiseaux, feuillages, paysage méditerranéen, motif inspiré de vos carnets de voyage : la maquette se dessine d’après une photo de votre mur, aux dimensions exactes du pan à couvrir. Et pour un geste plus ponctuel qu’une fresque, un soleil décoratif en céramique au-dessus d’une porte ou sur un pignon suffit parfois à signer le mur.
La différence avec tout le reste tient en un mot : l’émail. C’est du verre, fondu sur le carreau pendant la cuisson. Les couleurs ne sont pas posées dessus, elles sont prises dedans.
Gel, UV, pluie : ce que l’émail encaisse
Les UV décolorent une peinture parce qu’ils attaquent ses liants. Ils ne peuvent rien contre un émail : les pigments sont des oxydes fixés dans le verre à la cuisson, et le bleu d’une fresque est le même à la pose et vingt étés plus tard. Les azulejos qui couvrent les façades de Lisbonne depuis plus d’un siècle en font la démonstration à ciel ouvert.
Le gel, lui, ne casse que ce qui boit. Une céramique ingélive a une porosité si faible que l’eau ne s’y installe pas : rien à geler, rien à faire éclater. C’est ce qui sépare un carreau d’extérieur d’un carreau d’intérieur, et on lui a consacré un article entier : la céramique ingélive face au gel. La pluie, enfin, glisse sur l’émail comme sur une vitre. Un coup d’éponge au printemps et le décor repart. Le chlore ne lui fait pas plus d’effet : c’est ce qui permet le décor mural de piscine en céramique, qui vit les pieds dans l’eau toute l’année.
Composer le mur plutôt que le couvrir
Le plus beau mur n’est d’ailleurs pas forcément le plus couvert. Nos projets préférés mélangent : une fresque au centre du regard, une grimpante qui viendra l’encadrer dans trois ans, une jardinière en céramique (dès 290 €) au pied pour faire la jonction entre le décor et le vivant. Sur un mur qui porte un point d’eau, un décor de fontaine en céramique (dès 200 €) transforme le robinet oublié en scène principale du jardin. La céramique n’exclut rien : elle prend en charge la partie du mur qui ne bougera jamais, le végétal fait le reste. Sur la tenue des pots dehors, gel compris, notre guide de la jardinière en céramique pour l’extérieur répond aux questions qu’on nous pose le plus.
Côté pose, pas d’inquiétude : les carreaux arrivent calés dans la mousse avec, si vous le souhaitez, le kit de pose à 12 €, colle spéciale extérieur dosée en seringue et notice illustrée. Un mur propre, un après-midi, et c’est fait. Nous livrons dans toute la France, avec retrait possible au Vésinet ou à Paris 10e.
Envoyez-nous une photo de votre mur, même le plus ingrat, avec ses mesures approximatives : on vous répond en 15 minutes et Laurence dessine une maquette gratuite du décor à ses dimensions. Racontez-nous votre mur, c’est le début le plus simple.
Pour aller plus loin, découvrez toutes nos idées : Accessoires pour la maison.